

Bourg d'oisans 2026
Lucia Romanita
41 ans, Ingénieure commerciale depuis 18 ans, installée à Bourg d’Oisans depuis 2019
Membre d’associations : Danse, Yoga, The Shifters, Adrastia...
Autres loisirs : ski, randonnée, vélotourisme, lecture, potager, couture, apéros entre amis 😆...
Parcours et motivations :
J’ai longtemps vécu en région parisienne, mais à l’hiver 2009 j’ai eu l’occasion de chausser les skis pour la première fois et depuis j’ai changé de vie petit à petit, guidée par l’envie de neige et de ski.
En 2014 j’emménage à Lyon, puis en montagne, d’abord à Allevard et enfin à Bourg d’Oisans.
L’accueil des voisins ici a tout de suite été chaleureux, et leur soutien par la suite m’a touché au-delà des mots (ils se reconnaîtrons !).
Je mesure la chance que j’ai d’habiter ici, dans un lieu où l’entraide a sa place et où je peux contempler une nature majestueuse depuis mes fenêtres. Consciente de cette chance, je souhaite apporter ma contribution au territoire.
Ma prise de conscience écologique en 2018, qui a participé au choix de s’installer à Bourg d’Oisans, m’a poussée à me documenter toujours plus sur le sujet de la transition. Et ce n’est finalement pas tant un sujet technique qu’un sujet politique : comment souhaitons-nous organiser notre fonctionnement sur une planète qui change rapidement ?
L’accélération globale donne l’impression que l’humain serait à la traîne, car bien moins performant que les machines ou l’intelligence artificielle... Mais c’est plutôt le rythme actuel, inadapté à la Vie, qui tend à épuiser les humains, et les non humains au passage.
Il est donc essentiel de revenir à des valeurs plus respectueuses de nos besoins profonds : le lien entre les personnes, l’échange (de points de vue, d’idées, de savoirs...) notamment intergénérationnel, la projection sur le temps long, les décisions collectives.
Vision pour la commune :
Le constat est global, mais l’on peut agir très concrètement au niveau local. Des expérimentations de communes ambitieuses montent qu’il y a de véritables leviers d'action sur le transport, l'urbanisme, l’alimentation, les projets soutenus, les lieux de convivialité... qui permettent de sortir de l'impuissance construite parfois par les politiques en hauts lieux.
Bien sûr que certains intérêts sont divergents, mais les concertations (à toute échelle) ont prouvé que l’intelligence collective est puissante : ce sont les citoyens, bien informés, qui font les propositions les plus ambitieuses et cohérentes.
En ce sens, il me semble indispensable de promouvoir des événements réguliers de vulgarisation, sur des thématiques aussi variées que l'énergie (support de nos sociétés), les modèles agricoles, l'écologie, les théories économiques (et leurs angles morts), la santé mentale, la sécurité civile (et premiers secours), les implications des nouvelles technologies mais aussi les bénéfices des low-techs, etc...
Ce partage des connaissances scientifiques, en plus de lutter contre la désinformation actuellement menée (au bénéfice de quelques-uns) et la polarisation dogmatique, vise à penser l’avenir sur les bases solides de constats partagés.
Ensuite l’objectif central est pour moi de construire l'autonomie et la sécurité du territoire, pour pouvoir bien vivre dans nos montagnes quels que soient les aléas économiques extérieurs, et ainsi se rendre maîtres de notre destin.
Parmi les pistes concrètes :
Cela passe par une politique volontariste d’encadrement des locations de courte durée, au bénéfice des habitants de Bourg d'Oisans, pour sécuriser les revenus sur le territoire (plutôt que d'investisseurs étrangers à la commune) et lutter efficacement contre la dynamique de perte de population.
Car n’en déplaise aux financiers, la première richesse de l’Oisans sont ses habitants : sans main d’œuvre aucun tourisme n’est possible.
L’autre indispensable sur le logement est l’amélioration du bâti existant, en accompagnant la rénovation/isolation/efficacité énergétique pour tendre vers la plus grande sobriété possible, source d’économies pérennes et d’augmentation du confort.
Et puis il faudra inévitablement travailler la complémentarité des offres de transport pour diminuer l'usage de la voiture individuelle et les coûts associés pour les ménages.
L’agriculture étant une ressource vitale, et l’alimentation saine la première source de santé et de bien-être, soutenir tous les projets allant dans ce sens est incontournable : potagers individuels et partagés, ou encore valoriser des surplus des potagers/fruitiers. Et surtout aider l’installation de personnes engagées dans les nouveaux modes agricoles (permaculture, agroforesterie, ferme pédagogique...).
Enfin il me semble essentiel de construire une grande proximité avec les associations, qui sont le cœur de la dynamique de convivialité et d’inclusion, pour lutter contre l’isolement et permettre à chacune d’apporter sa richesse unique à la communauté.
En résumé :
Des défis inédits, et probablement existentiels, se profilent pour les décennies à venir. Ils nécessiteront de l'anticipation et de l'entraide, ce qui ne peut advenir qu'avec la lucidité et la confiance. C'est pour cela que je suis enthousiaste de la liste constituée autour de Bruno, avec des personnes sincères, engagées, porteuses de visions à la fois réalistes et résolument positives.
